Mouv'man Lokal Alternatif

10 septembre 2006

Le statut de colon

     Gros colons, ti colons

L'image collective du colon est celui du bourgeois blanc qui détient une grande partie de la richesse locale. Encore aujourd'hui le colon est assimilé aux personnes blanches qui ont construit leur fortune sur l'héritage de l'époque coloniale. Du coup nous oublions bien vite le sens même de ce mot.

Petit retour en arrière...

Le statut de colon s'il vous différencie de l'esclave ou de l'ouvrier agricole n'était pendant longtemps pas un statut de privilégié auquel il est parfois assimilé aujourd'hui.
Le colon est avant tout un cultivateur qui loue les terres d'un grand propriétaire terrien (le métayer) auquel il reverse une partie des produits de cette exploitation.

Pour comprendre à quel point il fut souvent exploité et son combat pour l'instauration des règles pour mettre fin aux abus des propriétaires, il faut revenir sur les lois qui définnissaient le système agraire réunionnais de l'époque.

En fait il n'existait pratiquement aucune règle précise.
Ce qu'on appelait le "colonat partiaire" était une particularité du système agraire déjà bien obsolète  à l'époque.
Après l'abolition de l'esclavage ce système permettait de valoriser les terres des grands propriétaires et du coup les colons avaient un endroit où habiter er travailler. Mais vite ses derniers allaient déchanter. Effectivement, les propriétaires exploitaient ses colons sans qu'aucunes réglementations ne fixent le taux du reversement des bénéfices des colons à leur métayer. Car effectivement, le métayer avait sur ses terres plusieurs colons qui n'exploitaient que quelques hectares de sa grande propriété. Le colon se transformait aussi en ouvrier agricole lors des récoltes (la canne principalement).

En fait, la majorité des colons n'avait pour seule richesse un endroit où vivre, mais celui-ci ne lui appartenait pas. Il existait cependant des exeptions, des colons qui n'étaient pas exploités durement par les métayers et qui vivaient aisément des terres qu'ils faisaient alors exploitées par des ouvriers agricoles.

Il faudra attendre septembre 1945 pour voir surgir une loi qui prévoit l'établissement d'un contrat écrit entre les parties, l'émergence d'un bail et la fixation de la part du colon à deux-tiers des récoltes.

La Loi ne sera que très peu appliquée. Quelques colons verront cependant l'amélioration de leur cadre de vie. Mais en fait, l'image du colon riche n'est pas une vérité.

En comparaison de l'ouvrier agricole ou des populations issues de l'esclavage, le colon faisait partie de la classe moyenne.

Posté par Marc P à 18:26 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


Urgence ! Pauvreté !

   Un gouvernement qui ne voit pas son peuple mourir...

01idiot_nation

... un peuple qui se laisse écraser.

7 000 000 de personnes vivent sous le seuil de pauvreté européen en France. Soit 12,4 % de la population française qui vit (survit) avec moins de 722 € par personne (le seuil de pauvreté en europe).
Ajoutons à cela les 3 000 000 de salariés qui vivent avec moins de 1000 € par mois.   

Rien n'est fait pour que cela s'arrange rapidement.
La presse cette machine à penser pour le peuple (incapable car abruti !) annonce un second tour Royal/Sarko.
Les mêmes erreurs se répètent c'est une spécialité nationale.
Tous les médias oublient que les spectres bruns de "Lepen" ou l'autre "catholique-intégriste-bushiste-boucher" de "de Villiers" s'étalent dans l'esprit des français.
Mais, laissons la peur pour après les élections...

Dans tous les cas de figure le libéralisme l'emporterait sur un changement radical de la société selon nos maîtres à penser.

Ce qui est important de comprendre c'est que les richesses d'un pays ne font pas la richesse de son peuple. La pauvreté gagne du terrain partout en Europe.
Les effets d'annonces - comme à chaque fois en période électorale - sur l'augmentation du SMIC sont des plus ridicules.
En tout et pour tout : 1 euro de plus par jour en cadeau au smicard.
La sorcière Parisot estime cela au-dessus de ce que représente l'inflation en France.

Aveuglée par son monde dorée, "la radine aux dents longues" ne voit pas que les loyers augmentent et que les ménages y dépensent 30% de leur revenu, le carburant a augmenté (du jamais vu!!!) de 70% en deux ans et qu'en comparaison les entreprises qu'elle défend a doublé leur chiffre d'affaire pour la seule année 2005. 
Dans leur monde la notion de "richesse" nous dépasse complètement.

"Le ticket transport" n'a même pas étouffé le bouffon grotesque qui a pondu une proposition aussi dérisoire. Ce fameux ticket présumé amortir la hausse du carburant n'est applicable uniquement aux grandes entreprises désireuses de l'appliquer. Pour les autres : "rien".

La baisse du chômage je n'en parle même pas. Ce n'est qu'un énorme tissu de mensonges et de trucages des chiffres. En revanche, ce qui a réellement augmenté c'est le nombre de radiations aux allocations et la précarité sociale.

Pendant ce temps là, "le petit nerveux" et son copain de préfet du "Val-de-Marne" veut éliminer la pauvreté en la délocalisant. Les pauvres de France iront de force en Afrique (J'exagère ! Mais si peu !).
Car un pauvre c'est bien connu ne contribue pas à la croissance du pays, il est noir et pourquoi pas musulman. Les expulsés de Cachan en font la dure expérience. Entassés comme des animaux attendant leur charter.

Courage ! L'avenir sera antilibérale ou ne le sera pas !!!

Encore faudrait-il que la gauche antilibérale ne se disperse pas comme nous balance le manège enchanté qui tournent sur lui-même laissant apparraître les marionnettes de Buffet-Besancenot-Castro-Bové-Laguiller qui se cherchent entre porteur de vrais projets ou union avec l'ennemi.

Que dire :

Courage !!!

Posté par Jost à 16:26 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

09 septembre 2006

Métissage Kukturel

    Sur les docks toujours du nouveau !!!

Le kabardock aura concrétisé ce que bon nombre de nos organisations qui se disent culturelle peinent à mettre en place.
Le lieu, l'ancien cinéma Labourdonnais au Port, retapé magnifiquement bien et transformé en une salle de concert, un café-concert et même et ce n'est point négligeable, trois studios de répétition et un autre d'enregistrement.
Un projet ambitieux pour valoriser la scène locale, nationale et alternative mondiale c'est une première à l'île de La Réunion.

Deux ans après sa naissance le Kabardock ne désemplit pas et la fréquentation reste toujours croissante.
Ce qui est plus que remarquable c'est la réussite, la durée de vie et la diversité que continue de proposer l'équipe de ce lieu d'expression et de découverte musicale.

Sont passés sur "les docks" de la ville du Port (petit échantillon*) :

_ Louis Bertignac
_ Alexis HK
_ Le Peuple De L'Herbe
_ High Tone
_ Tony Allen
_ Eric Triton
_ Alain Mastane
_ Gilberto Gil
_ Ousmane Touré
_ Nathalie Natiembé
_ Danyel Waro
_ Ti Sours
_ Ousanousava
.............

  Plus de 10 000 personnes ont déjà vibré ce premier semestre 2006 et ce n'est qu'un début car à venir et à ne pas manquer :

"Ousanousava" le 23 septembre
"Saïan Supa Crew" le 30 septembre
"Sinik" le 29 octobre.

L'esprit reste métisse et la découverte jamais décevante. Des nuits électros aux nuit Rock, les visiteurs découvrent également la richesse de la musique locale et de l'océan indien.
Ce genre d'initiative est risquée dans une île où nous déplorons le manque de projets aussi riches et variés culturellement. A Faire de la culture sur les bases de la mondialisation notre île fais les frais de l'uniformisation de la culture et c'est exactement ce type de projet qui permet de tenir en vie notre Kultur et les richesses du monde.

Merci et longue vie au Kabardock.

Bonnes vibrations à tous et Merci l'équipe du Kabardock pour cette alternative culturelle. Les nuits lokales promettent d'être de plus en plus chaudes.

L'équipe :

Stéphane Rochecouste - Directeur
Nadège Catapoulé - Assistante de direction
Nathalie Quipandédié - Chargée deProduction
Elisabeth Riviere - Communication
Johan Mamindy Pajany - Création Graphique
Jimmy Bodar - Régisseur
Thierry Gourdial Sing - Technicien
Olivier, Willy, Rico de l'association F42 - Régisseurs Studio

Pour plus d'info et vos réservations billets ou salle de répétition rendez-vous sur le site "Le Kabardock"

Posté par Anna G à 20:50 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

08 septembre 2006

Fanm mi aime a zot

... Femmes je vous aime

Encore une histoire sordide qui fait la une des médias.
Nous y sommes habitués depuis des années maintenant. Là n'est pas la question. Nous savons que le seul vrai fond de commerce des médias sont les faits les plus noirs de ce monde immonde.
Encore une, de trop, qui porte sur la violence des hommes faites aux femmes.
Je ne vais pas jouer ma "chienne de garde" et aboyer des ignominies sur les hommes violents qui se morfondent derrière leur lâcheté au lieu de se faire soigner.
Je tiens juste à préciser que sur l'île de La Réunion comme ailleurs ces faits existent et sont déplorables. Les réunionnais ne sont pas plus bourrins que les "zoreils" ni que les allemands pas plus que les pygmées.

Les faits : Un Homme poignarde son ex-femme en pleine rue.

Je vois tous les pro-Sarko-Lepeniste sauter en vagissant des propos tout sécuritaire en s'arrachant les poils du derrière (oui ! cul !!!) lieu où est logé leur cerveau. Là n'est pas le problème. Dans cette histoire il existe deux problèmes majeurs. L'un d'ordre social et l'autre d'ordre judiciaire.

Le premier est lié à l'alcool. Je crains qu'il n'existe pas de solution à ce problème qui est d'ordre personnel et social.
D'autre part, il est étroitement lié, ce problème d'alcool, à cette frustration que la société fait peser sur l'Homme en général mais parlons de l'homme, le mâle.
Cette recherche de la perfection dont nous gavent les magazines et les émissions débiles est en total décalage avec la réalité qui, elle, est cruelle et concerne la majorité de la société vivant dans des conditions d'échec permanent.
Chômeur ou travailleur, la différence réside surtout sur le fait que le second sait ce qu'il va faire de sa journée... Et alors quand les deux se retrouvent après une journée aussi crevante pour l'un que pour l'autre devant une boite vous débitant des images de stars qui se gavent de pognons à en étouffer dix-huits générations. Puis des sportifs performants, des amants performants, des intellectuels que l'on nous fait croire performants... et la réalité.

La réalité, mes amis les hommes, est que cette perfection n'existe pas.
Et que l'image de l'homme garant de la réussite du foyer est dépassée et que vous n'y pouvez rien. Cette perfection est entretenue dans le seul but de vous fabriquer des problèmes et ainsi vous culpabilisez pour mieux vous asservir.
J'appellerai ce phénomène "la consommation par le rêve" celui de vous faire croire que vous pouvez accéder à cette réussite par la consommation. Ce qui est totalement faux car cette réussite n'existe que pour cette minorité de privilégiés qui vous dirigent.

On ne frappe pas plus aujourd'hui sa femme qu'avant mais le chemin qui y amène est sensiblement le même, manque de confiance en soi (elle me trompe, elle va se barrer, je suis trop nul...)  et misère sociale et mais aussi sexuelle (la performance en question).

Mon analyse n'explique pas tout. A ne pas écarté le côté passionnel pour lequel malheureusement même une révolution mentale n'y écarterait pas les dérives violentes.

Nous aimons parfois aussi violemment que nous haïssons.

Dans le cas précis de cette jeune femme assassinée en pleine rue. Ce sont aussi les dérives du système judiciaire qu'il est bon de montrer du doigt.
La famille n'est pas étonné de ce meutre, elle est plutôt écoeurée et en colère par la surdité de la justice et les menaces que le jeune homme proliférait depuis sa sortie de prison.
A quand en France un véritable suivi après libération, un suivi efficace et non uniquement basé sur cette répression qui et personne n'est dupe ne résout pas les problèmes de violences.
Enfermé et relâcher et re-enfermer et re-relâché etc... est tout bonnement ridicule sans suivi psychologique et encadrement de réinsertion.

Mais comment demander à un Etat qui ne sait pas insérer convenablement des personnes saines d'esprit et motivées de réinserer celles qui ont des problèmes d'ordre psychologiques ou sociales.

Mais c'est bien connu la justice n'a pas de conscience (et notre gouvernement non plus) autrement elle se serait suicidé depuis longtemps déjà écrasé par les remords.

Toutes mes pensées vont à la famille de Fabiola Silotia.
Et à toutes les familles qui subissent quotidiennement la violence de la société moralement et physiquement.

Posté par Maya Ayam à 17:04 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Mascarin ! Mascarade !

Lokal

Ibrahim Dindar fait sa Ségolène

Les casseurs de partis ont toujours existé en politique, ces ambitieux qui font tout pour couper la tête de leur propre corps. Sarko s'y est brillamment illustré dès la naissance de l'UMP. Ségolène aime à prendre position contre son propre camp pour provoquer la cassure. Parlons que de nos récents égocentriques.
Et à Saint-Denis (de La Réunion) "le centre de prélèvement sanguin sur patte" (rappellez-vous !!) aime à destabiliser le "charismatique et très éloquent" René-Paul Victoria, aussi utile à l'UMP "lokal" que le Doc' Gynéco au plan national, si bien que le conseil municipal a bien du mal à se tenir. Mais il faut dire que l'on se moque bien de leur guéguerre, s'ils pouvaient dissoudre le conseil municipal notre chef-lieu se porterait mieux.

National

Royal est le Jospin de demain

La "Belle des Bêtes" agacent son propre camp (c'est peu dire!!!) par ces positions très "blairistes" et va finir comme ce dernier et l'aura bien cherché. Elle va faire exploser le parti socialiste avant les élections celle-là, ça va être un fiasco total.
Elle aime tellement flirter avec le "lutin de la droite" qu'elle va finir par inventer "la gauche d'extrème-droite" si elle continue, une fusion entre Chevènement et Pasqua par exemple.
La gauche française ne ressemble plus à rien, c'est hilarant.

International

La Chine  : D'une dictature à l'autre

Avouons-le même si cela agace les Etats-Unis et les Européens. La chine est le plus puissant moteur économique du monde.
En échangeant la dictature stalinienne pour celle du capitalisme, le peuple lui malheureusement ne gagne pas mais risque de perdre ce qu'il leur restait. Dailleurs cela commence, les prisons se transforment en grandes sociétés mondiales et l'exploitation du peuple chinois se fait désormais par l'économie.

Dictature de la pensée ou dictature de l'argent ce sont les peuples qui trinquent. Ici et ailleurs.

Posté par Jost à 14:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


On écrase bien les cafards !

... pourquoi pas les pauvres ils sont aussi gênant.

Quand est-ce que l'on asistera à un vrai débat et une véritable prise de conscience de ce qui se passe au plus profond de notre société. Qui se décidera à dénoncer en plus haut lieu cette misérable loi que l'on est en train de mettre en vigueur, si ce n'est déjà fait !!!

Le silence est terrible sur un problème aussi grave !!!

Je veux parler du "contrat de responsabilité parentale".

Il est évident que les parents ont des responsabilités, personne ne met en question cette incontestable argument. Mais de là, à les rendre responsables des maux que la société a elle même fabriqué cela en devient indécent. Taisez-vous, les cracheurs de cette débilité : "Ca va être de la faute de la société encore !"
Et bien quand on ferme les yeux sur l'évolution de la jeunesse, la défaillance du système scolaire, l'échec des politiques à détecter les qualités et les faiblesses des jeunes en milieu scolaire. Ce n'est pas de la faute des parents si les jeunes se sentent écartés de cet endroit même où la société se doit de faire son premier devoir : "L'éducation".

L'état se débarrasse de ses propres erreurs en jetant la responsabilité sur les parents déjà exclus du système et se trouvant au plus bas de l'échelle sociale. La suppression des aides sociales, les seuls revenus maigres et dérisoires, celui qui vous différencie du sans abris, est une punition inqualifiable.
L'oppression en devient psychologique et physiologique à la fois.
L'état vous enlève le peu d'humanité qui vous reste et s'ajoute à la douleur de l'échec de vos enfants l'accusation d'être le seul responsable.
Cette loi rejoint la triste liste de lois des plus inégales et irresponsables que le gouvernement fait passer en force.
Le gouvernement veut mettre un flic dans chaque foyer, chaque établissement scolaire... derrière chaque enfant et menace de couper le dernier fil qui tient le miséreux courbé.

Une question :

"L'absentéisme" devient un motif de "mise sous tutelle des allocations" voir "suppression des aides relatives à l'enfant".

L'absentéisme n'est pas qu'une maladie du pauvre, il existe l'absentéisme chez les plus aisés.
Que se passe t-il pour eux ?

Il est ici une question essentielle. L'état fabrique des lois applicables uniquement aux plus démunis. Il bafoue les droits de l'Homme et discrimine sans vergogne...

Et la société regarde sa destruction morale et sociale sans broncher.

Posté par Jost à 14:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

07 septembre 2006

Le fondateur de "La Créolie"

Jean Albany (1917-1984)

En pleine période d'après guerre, l'île de la Réunion est plongé dans une misère sociale, économique mais aussi intellectuelle. Les noms célébres de "Barquissau" ou encore "Leblond" restent prestigieux. Mais cependant nous n'assistons pas à de grands bouleversements dans la pensée. La guerre, la mise en route de la départementalisation et le poids de la colonisation sont les principales causes de cette stagnation intellectuelle.

L'époque n'est donc pas propice à l'expression artistique. L'histoire fait une pause pour permettre à l'île de se reconstruire son identité bafoué par l'époque coloniale qui s'efface doucement.

Cependant, quelques noms vont faire leur apparition et marqués un tournant majeur dans la littérature créole. C'est ainsi que Jean Albany nommera "La Créolie" cette union culturelle typiquement réunionnaise. Et de cette période si peu fertile en oeuvres littéraires il marquera - parmi quelques autres - cette après guerre par un recueil paru en 1951 sous le nom de "Zamal" (Nom créole donné au chanvre indien ou Cannabis).

Voici un extrait de "La Fête Du Pongol" du recueil "Zamal"

"Ils viennent les Malbars ; le père à son allure,
La mère dont le vent ploie la chevelure
Et qui prend par la main, pour lui porter sa peur
Son fils effarouché ; le fils avec sa crainte,
Et tous trois protégés seulement de complaintes
D'encens, de fruits offerts, tous trois se souvenant
Que leurs pieds ont baigné dans du lait tiède et pur
Ils chantent leur prière, et demi titubants
Partent d'un front soumis vers l'idole qui guette
La vapeur du santal et le bruit des pétards."

Toutes ces images et cette odeur exotique marqueront l'oeuvre du poète.
Cet enchaînement et ce côté lyrique dans la construction de ces textes leur vaudra d'être mis en musique par les plus grands chanteurs de l'île. 

Posté par Marc P à 18:38 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Image Sans Frontière

"Sot La Mer" (Prononcer "Saute...")

Le projet est simple et noble et ajoutons à cela touchant et artistique.

L'idée de ces jeunes étudiants de l'université de la Réunion a fini par aboutir a un travail artistique tout à fait respectable à découvrir d'urgence.
Il s'agissait au départ de "découvrir le monde" au travers d'une photo qu'une vingtaine de globe-trotters offre à découvrir de leur carnet de voyage respectif. Cela a donné une exposition absolument sublime dont les recettes ont été reversées à "Amnesty International" et d'autres ont été offert gracieusement à l'Hôpital des enfants de Saint-Denis de La Réunion.

Voyageant de l'Argentine à l'Inde ou encore de Hong-Kong au Canada les photos se veulent aussi humanitaires. Un album y est né et le groupe de photographes en deux ans d'activité continue leur chemin et à travers le monde et nous l'offre avec un regard juste et envoûtant, triste et beau à la fois. 

N'hésitez surtout pas à vous rendre sur le site et dévorer les photos.

"Regard Du Maroc" de Deparis Pierrette est sublime et touchante et le "Cap La Houssaye" (un coin de lîle) est sublimé par Baret Nicolas entre autres.

Lorsque la culture s'ouvre au monde avec le coeur aussi fortement que ce groupe d'artistes photographes nous propose nous ne pouvons que nous incliner devant l'exploit, la beauté et le côté humain qui s'y dévoile.

dromadaire

Petit échantillon volé sur clicanoo.com par Maryse Duchêne au Mali.

Visitez "Sot La Mer"

Posté par Anna G à 14:13 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

La ligne de conduite...

... est un vide à combler de liberté.

Evidemment après relecture de la présentation de Miss Ayam Maya, j'avais envie de revoir les conditions de liberté totale d'expression que privilègie le collectif "Mouv'man Lokal " à ses auteurs.
La seule vraie ligne éditoriale s'il devait en avoir une.
Car ici c'est "liberté totale" n'en déplaise aux "désireux d'ordre", la liberté cette utopie dont on vous fait croire que vous en disposez à volonté.

Je plaisante Maya...  D'ailleurs, j'ai bien aimé l'idée du "chaînon manquant" et du troupeau et je m'en inspire pour ce premier édito.

En effet, cela nous plonge très vite dans le bain car qui dit vache dit forcément troupeau et qui dit troupeau dit "Vous", "Eux" et "Nous".
Le troupeau "Lokal" est en parfait osmose avec leur cousin "continental".
(Petite précision, lorsque vous lirez "Lokal" associez ce mot systématiquement à "Réunionnais")

En cette rentrée, nos enfants se retrouvent dans des conditions d'enseignements déplorables. Le manque cruel de moyens, de profs et de personnels d'encadrements est lamentable. Nous avons une pensée pour tous les enfants qui sont encore sous le coup d'une expulsion... L'education Nationale vacille et l'avenir de nos enfants se résume à un entassement urbain pour les plus démunis et un cocon douillet pour les plus chanceux fils de... privilégiés. C'est une réalité dont le troupeau votant devra prendre en compte.

Car ce troupeau a effectivement - Merci Maya - les yeux rivés sur la connerie humaine que nous déballent les médias bien en avance sur la course officielle à l'Elysée.
Jamais campagne électorale aura débuté aussi prématurément. Jamais elle aura été aussi débile et faux-cul. Il faut dire que le "petit précoce" candidat de l'UMP ne fait pas dans la dentelle et se la joue à l'américaine et la débilité qui va avec : "L'intellectuel" Johnny Hallyday allume le feu et se crame l'unique neurone qui lui restait, le "Gynéco" qui aurait bien besoin d'un lavement cérébral pour lui évacuer la crasse qui l'empêche de penser déambule lamentablement à la recherche d'un fan... remarque s'il en restait un, il serait sûrement dans l'électorat de l'UMP (pas si con le Doc'...).
Pendant ce temps là... l'opposition se chamaille et aurait bien besoin de personnels encadrant dans leur grande cour de récré, la "Miss Militaire" (souvenez-vous !) se choisit le "rebel socialo" pour porte-parole et il perd du coup toute crédibilité chez les plus à gauche des socialistes et le "vieux" retraité qui montre le bout de ses cheveux blancs et la larme à l'oeil voudrait émouvoir les adhérents amnésiques.
En ce qui concerne les autres partis ou il ne s'y passe rien ou les médias ne voient rien...???

Nous ne pouvons l'éviter aujourd'hui : Le match était bien.
A vrai dire j'étais lancé dans une critique acerbe de tous ces millionnaires et l'effervescence déplorable d'un peuple se préoccupant plus de l'avenir d'un objet rond que de leur propre sort...
Mais je repense à l'initiative de Vieira et Thuram qui affiche clairement leur position sur un sujet grave de société et je ne dirai rien de plus pour aujourd'hui. Les artistes s'exhibent auprès des politiques, alors pourquoi pas les sportifs.

Broutez en paix !!!
Mais pensez à vous écarter car la caravane arrive a grande vitesse...

Posté par Jost à 13:14 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

06 septembre 2006

Galanteries exacerbées, Cadeau empoisonné

J'ai le privilège après la brève présentation commune de publier le premier billet du blog.

En vérité, cette fausse galanterie est le résultat d'une grande frustration du collectif.

Le foisonnement d'idées est tel qu'il est difficile de faire le premier pas.

C'est la raison pour laquelle cette lourde tâche m'a été attribuée quasi-unanimement, je soupçonne donc dès le départ une machination contre ma personne que je tenterai de mettre au grand jour (... au grand soir peut-être ?).

En attendant me voilà, face à ce clavier pendant que le petit groupe fait la fête au bistrot du coin. Et le comble c'est que je me retrouve seule à m'occuper du blog pendant que les autres membres fêtent la naissance du blog et du collectif.
C'est la raison pour laquelle je vais vous parler de moi, c'es la moindre des choses avant de vous parler des autres.

Passons sur la forme administrative qui me déprime :
" Nom, Prénom, Date de Naissance... "
Cela m'exaspère, nous sommes suffisamment fichés, épiés, décortiqués de toutes part.
Je dis "STOP" à la banque de donnée qui nous fait perdre chaque jour un peu de notre humanité. Nous ressemblons à un troupeau de vaches folles qui regarde passer les convois de bétises humaines et marqué au fer rouge avec chacun son numéro pour le prochain voyage vers l'abattoir.
Du singe à la vache le chaînon manquant c'est l'Homme.

"Maya" c'est ma signature.

Vous apprendrez plus de moi à travers les sujets que je traiterai.

Je sais, je devais vous parler de moi avant de vous parler des autres et je crois que j'en ai déjà trop dit.

Vous avez tous compris que je suis pudique et que je parle mieux des autres que de moi même. Après tout, vous découvrirez plus de moi au fil de mes articles.

Mais pire, j'ai soif et je vais m'envoyer un p'tit "rhum arrangé" au bistrot du coin... à plus tard lorsque j'aurai ravalé mon amertume envers mes potes du collectif qui m'ont offert ce cadeau empoisonné...

... ce premier article lamentable.

Je vous promet de travailler mon prochain article comme il se doit.
Vous voyez vous découvrez en plus de ma pudeur et de ma modestie un autre trait de ma personnalité :
ma négligence...

A bientôt.

Posté par Maya Ayam à 17:52 - - Commentaires [0] - Permalien [#]